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Ecole la friche de la belle de mai

Maître d'ouvrage

SCI la friche belle de mai / Amoconseil

Concours

2016

Localisation

Marseille

Budget

4 500 000 €

Surface utile

3 137 m²

Dans la Friche de la Belle de Mai, la construction d’un nouveau groupe scolaire interroge sur les capacités de l’architecture à se mettre au service d’une ambition et d’un processus de partage. Ici, le contenant doit être facilitateur d’usage, d’appartenance et de mutabilité. Sa conception doit permettre d’accompagner et de s’adapter, dans le temps, à la construction du projet pédagogique. En l’état, notre proposition n’est que figurative dans sa représentation d’une adaptation d’un programme en gestation, une première matière malléable qui invoque les attributs et contraintes du site, les nécessaires porosités entre ville, école et friche.

Le temps de la mutation de la manufacture est long, « Faire avec » , c’est respecter les usages, ce qui s’est patiemment mis en place, mais c’est aussi s’autoriser de transcender les problématiques contextuelles. L’indicible réside dans les petites choses qui sont à l’oeuvre, les récurrences, les habitudes. Il y a ce qui se passe là, dans la friche, éprouvé par les confrontations d’échelles, des objets et des situations. Il y a l’indicible de ce qui ce joue dehors, dans la ville, par delà les murs. Faire avec c’est donc conjuguer ces situations. Ce n’est pas l’objet « école » qui peut endosser ce rôle mais plutôt un processus qui va se nourrir de l’envie des acteurs, des capacités d’appropriations de tous.

Le système à imaginer repose sur les capacités à faciliter l’exploitation des potentialités de la Friche et assumer une ouverture franche sur la ville. Il doit être facilitateur d’usage et outil d’expérimentation.

Le plus visible c’est peut-être l’invisible.

A la friche, l’identité des écoles n’a pas à être porté par l’architecture. C’est un système itératif qui prend possession des lieux et qui doit porter une représentation à la fois unitaire et multiple, porteuse d’une mission de service public, de cohérence et de lisibilité. Seul les dispositifs de liaisons, de projections et d’anticipation doivent être à l’oeuvre.

L’architecture doit tout au plus établir un rapport à la fois sensible et en phase avec une identité locale renvoyant à une mémoire et à un patrimoine communs et autorisant tous les futurs possibles. L’architecture n’incarne pas l’équipement mais autorise des valeurs appropriables, ancrées dans l’ambition d’un projet pédagogique qui pourra repenser le maillage art-culture-éducation.

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Projet final

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Architectes

José Morales

BE TCE

Oteis

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